vendredi 23 décembre 2011

rue Barreyre

 

     Le petit prince s'en fut revoir les roses :
     " Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. "
     Et les roses étaient bien gênées.
     " Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tuée les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose. "

     Et il revint vers le renard :
     " Adieu, dit-il...
     - Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
     - L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
     - C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
     - C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose..., fit le petit prince, afin de se souvenir.
    - Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
     - Je suis responsable de ma rose... " répéta le petit prince, afin de se souvenir.





Sweet december 22th, A&a

I wish you a merry Christmas, see you next year.

dimanche 4 décembre 2011

December 32th

La première histoire que je vais vous raconter est celle de notre univers. Parce que nous vivons à l'intérieur. Et parce que toutes les choses, petites et grandes, répondent aux mêmes lois et connaissent les mêmes liens d'interdépendance. Par exemple, vous qui tournez cette page, vous frottez en un point votre index contre la cellulose du papier. De ce contact naît un échauffement infime. Un échauffement toutefois bien réel. Rapporté dans l'infiniment petit, cet échauffement provoque le saut d'un électron qui quitte son atome et vient ensuite percuter une autre particule. Mais cette particule est en fait, "relativement" à elle-même, immense. Si bien que le choc avec l'électron est pour elle un véritable bouleversement. Avant, elle était inerte, vide, froide. A cause de votre "tournée" de page, la voici en crise. De gigantesques flammèches la zèbrent. Rien que par ce geste, vous avez provoqué quelque chose dont vous ne saurez jamais toutes les conséquences. Des mondes sont peut-être nés, avec des gens dessus, et ces gens vont découvrir la métallurgie, la cuisine provençale et les voyages stellaires. Ils pourront même se révéler plus intelligents que nous. Et ils n'auraient jamais existé si vous n'aviez pas eu ce livre entre les mains et si votre doigt n'avait pas provoqué un échauffement, précisément à cet endroit du papier. Pareillement, notre univers trouve sûrement sa place lui-même dans un coin de page de livre, une semelle de chaussure ou la mousse d'une canette de bière de quelque autre civilisation géante. Notre génération n'aura sans doute jamais les moyens de le vérifier. Mais ce que nous savons, c'est qu'il y a bien longtemps notre univers, ou en tout cas la particule qui contient notre univers, était vide, froid, noir, immobile. Et puis quelqu'un ou quelque chose a provoqué la crise. On a tourné la page, on a marché sur une pierre, on a raclé la mousse d'une canette de bière. Toujours est-il qu'il y a eu un traumatisme. Notre particule s'est réveillé. Chez nous, on le sait, ça a été une gigantesque explosion. On l'a nommée Big Bang. Chaque seconde, dans l'infiniment grand, dans l'infiniment petit, dans l'infiniment lointain, il y a peut-être un univers qui naît comme le nôtre il y a plus de quinze milliards d'années. Les autres, on ne les connaît pas. Mais pour le nôtre on sait que ça a commencé par l'explosion de l'atome le plus "petit" et le plus "simple" : l'hydrogène. Imaginez donc ce vaste espace de silence soudain réveillé par une déflagration titanesque. Pourquoi a-t-on tourné la page, là-haut ? Pourquoi a-t-on raclé la mousse de la bière ? Peu importe. Toujours est-il que l'hydrogène brûle, explose, grille. Une lumière immense raye l'espace immaculé. Crise. Les choses immobiles prennent un mouvement. Les choses froides chauffent. Les choses silencieuses bourdonnent. Dans le brasier initial l'hydrogène se transforme en hélium, l'atome à peine plus complexe que lui. Mais déjà, de cette transformation on peut déduire la première grande règle du jeu de notre univers : TOUJOURS PLUS COMPLEXE. Cette règle semble évidente. Mais rien ne prouve que dans les univers voisins elle ne soit pas différente. Ailleurs c'est peut-être TOUJOURS PLUS CHAUD, TOUJOURS PLUS DUR ou TOUJOURS PLUS DRÔLE. Chez nous aussi les choses deviennent plus chaudes, ou plus dures ou plus drôles, mais ce n'est pas la loi initiale. Ce ne sont que des à-côtés. Notre loi racine, celle autour de laquelle s'organisent toutes les autres, est : TOUJOURS PLUS COMPLEXE.

Edmond Wells,
Encyclopédie du savoir relatif et absolu





J'ai commencé mon calendrier de l'Avent, ce compte à rebours avant la fin d'une année de plus. Et il fait froid dehors, ce froid qui me ronge le bout des doigts mais qui me fait désirer si fort la chaleur de tes bras, la tendresse de tes baisers, la force de ton cœur qui bat tout contre le mien.

A*

vendredi 11 novembre 2011

Kansas city shuffle


« Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. »

Victor Hugo, Hauteville-House, 1er janvier 1862.


RHCP
 June 30th, 2012

dimanche 23 octobre 2011

And I love you, I swear that's true.


 I am here for you if you'd only care.
You touched my heart you touched my soul,
You changed my life and all my goals.
And love is blind and that I knew when,
My heart was blinded by you.
I've kissed your lips and held your head.
Shared your dreams and shared your bed.
I know you well, I know your smell.
I've been addicted to you.


 James Blunt, la rage dans les yeux, la musique dans le coeur.
Un beau concert.

samedi 8 octobre 2011

GO FORTH



Voici ce qu'on peut dire de l'homme... Quand les théories changent et s'écroulent, quand les écoles, les philosophies, quand les impasses sombres de la pensée nationale, religieuse, économique, croissent et se décomposent, l'homme va de l'avant, à tâtons, en trébuchant, douloureusement, parfois en se trompant. S'étant avancé, il peut arriver qu'il recule, mais d'un demi pas seulement, jamais d'un pas complet. Cela vous pouvez le dire et le savoir, le savoir. Cela vous pouvez le savoir quand les bombes tombent des avions noirs sur les places des marchés, quand les prisonniers sont égorgés comme des cochons, quand les corps écrasés se vident dégoûtamment dans la poussière. Ainsi vous pouvez le savoir. Si les pas n'étaient pas faits, si le désir d'aller de l'avant à tâtons n'existait pas, les bombes ne tomberaient pas, les gorges ne seraient pas tranchées. Craignez le temps où les bombes ne tomberont plus et les avions existeront encore... car chaque bombe est la preuve que l'esprit n'est pas mort. Et craignez le temps où les grèves s'arrêteront cependant que les grands propriétaires vivront... car chaque petite grève réprimée est la preuve qu'un pas est en train de se faire. Et ceci encore vous pouvez le savoir... 

Craignez le temps où l'Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l'homme même, et cette qualité seule est l'homme, distinct dans tout l'univers.



1 mois en prépa c'est gratter à la porte de Vivi, aller petit-déjeuner à 7h15, avoir cours les samedis matin, aller gaiement en khôlle, observer d'étranges créatures (cf MD), lire, travailler (pas mal), attendre le petit prince à 18h, faire des bagarres de poire, manger à la table en hauteur, rire, oui surtout rire...


NEVER GIVE UP

vendredi 12 août 2011

Ainsi danse Jean Petit !

Le Bafa : 10 jours incroyables, de folie pure et de bonheur parfait, avec des formateurs et des stagiaires géniaux. Une expérience inoubliable qu'on voudrait revivre chaque jour, vous allez me manquer...

Make tume tume papa, make tume tume pa. Make tume tume papa, make tume tume pa. Tutuyé tutuyé papa, tutuyé tutuyé pa. Tutuyé tutuyé papa, tutuyé tutuyé pa. Yena yena yena, yé. Yena yena yena, yé.

Qui peut faire de la voile sans vent ? Qui peut ramer sans rame ? Et qui peut quitter son ami sans verser de larmes ? Je peux faire de la voile sans vent, je peux ramer sans rame. Mais je ne peux quitter mon ami sans verser de larmes.


Les p'tits oiseaux points ils ont des plumes point virgule et ils sautillent de branches en branches point à la ligne et on recommence !

9 petits gobelins de la forêt magique s'en vont chasser la sorcière maléfique wouuh !

Jean Petit qui danse, Jean Petit qui danse. De son doigt, doigt, doigt. Et de sa main, main, main. Et de son pied, pied, pied. Ainsi danse Jean Petit !


C'est la reine de coeur qui vous coupera la tête, si un jour par malheur vous lui déplaisez. Et le roi pour quatre heure mangera de la cervelle, si un jour par malheur vous lui déplaisez. Coupez, hachez, saupoudrez de vermicelles, salez, poivrez, servez bien frais !


Grenadine à la menthe pour tout le monde les gars !

mercredi 27 juillet 2011

I B I Z A

Ibiza, l'île des longues journées passées à dorer sur la plage, l'île où l'eau y est transparente, l'île des soirées déjantées qui vous font profiter du levé de soleil au petit matin, l'île de la Fuck me I'm famous de David Guetta, l'île de tous les possibles, l'île de tous les rêves, de toutes les illusions et de toutes les réalités.

Chaleur bonheur !


DON'T STOP THE PARTY

mercredi 6 juillet 2011

Me and you, & you and me


18 ans
Bac S mention TB


Des amis en or
Des soirées tous les soirs
Des belles journées ensoleillées
Disney, Royan, Ibiza, Biscarrosse
Le BAFA et le permis
La plage, les soldes, les cocktails
Le sourire... tout le temps
Vacances, here i am

 

mercredi 8 juin 2011

I'm the captain of my soul

Une année qui se termine, mais qui emporte avec elle toute une période de ma vie. Mes années lycée auront été une divine expérience, je ne garde que les bons souvenirs, et tous ces gens exceptionnels qui ont croisé ma route me manqueront tellement ! Merci à eux


Carpe diem


Mots d'Horace qui aime à rappeler que la vie est courte et qu'il faut se hâter d'en jouir.

dimanche 1 mai 2011

Ainsi soit-il


Man Ray


Plus que 5 semaines de cours. Le concours archi dans 3 jours. Le Bac, le permis, et les 18 ans en vue, les vacances après. Une semaine à Ibiza, une semaine de Bafa. Les beaux jours reviennent, les aller-retours à la plage avec. Ca sent bon l'été.

Aujourd'hui nous sommes un dimanche férié, quelle idée originale.

*

lundi 7 mars 2011

Sweet texas angel


Quelques jours de snow à Gourette. C'est bon ça.

Ben Harper, ou ma nouvelle drogue.

So much sorrow and pain
Still I will not live in vain
Like good questions never asked
Is wisdom wasted on the past
Only by the Grace of God go I.

dimanche 23 janvier 2011

For heaven's sake

Bonne année mes petits loups.


Quelques arrêts sur image made in Hungary



Combien d'entre nous savent encore jouer ? Les adultes ne savent plus courir et tournoyer autour des arbres en chantant, grimper sur un plot de stationnement et faire la circulation à leurs enfants, disputer une bataille de boules de neige, jouer à se poursuivre dans le métro ou faire du slalom en criant dans une foule. " Il faut donner une image de respectabilité. " Quand on est tellement peu sûr d'être vraiment adulte à l'intérieur de soi, on tient aux apparences !